Monaco : l’appartement à plus de 550 millions de dollars de Rinat Akhmetov
L’oligarque ukrainien de 59 ans vient de mettre la main, dans la principauté, sur un penthouse de plus de 2 500 mètres carrés, signant l’une des transactions résidentielles les plus colossales de l’histoire de l’immobilier mondial.
Il y a ceux qui se contentent de rêver, et puis il y a les autres qui réalisent leurs rêves. Rinat Akhmetov appartient à cette seconde catégorie. Il suffit de regarder le bien qu’il vient d’acquérir pour mesurer l’étendue de ses moyens financiers.
Selon Bloomberg, ce milliardaire et accessoirement l’homme le plus riche d’Ukraine, est le nouveau propriétaire d’un appartement de 2 500 m² à Monaco. Situé dans l’immeuble Lorenzo, il s’agit d’un ensemble résidentiel réservé aux ultra-riches, au cœur du tout nouveau quartier Maré Terra.
Ce secteur a la particularité d’avoir été littéralement gagné sur la mer, son terrain ayant été remblayé grâce à des techniques de poldérisation. De quoi permettre à la principauté d’étendre son territoire sur les eaux afin de répondre à une demande immobilière que sa superficie exiguë ne peut plus absorber.
Une propriété à 554 millions de dollars
Dans cet écrin ultra‑select, les prix dépassent aisément les 100 000 euros le mètre carré pour les unités les plus prestigieuses. Pour ceux qui n’auraient pas les moyens d’acheter mais voudraient malgré tout goûter à ce cadre, la location d’un simple quatre‑pièces peut atteindre 150 000 euros par mois.
Pour ce palace de cinq niveaux, doté de 21 pièces, d’une piscine privée et d’au moins huit places de parking, Akhmetov a déboursé, selon Bloomberg, la somme de 554 millions de dollars, soit 471 millions d’euros. L’appartement devient ainsi la transaction résidentielle les plus coûteuse jamais enregistrée dans le monde.
Le précédent record, qui semblait pourtant inatteignable, était détenu par une maison familiale à Londres vendue par l’entrepreneur britannique Nick Candy pour un peu plus de 300 millions d’euros.
Patron d’un vaste conglomérat industriel actif dans les mines, l’immobilier, la téléphonie et l’énergie, l’Ukrainien incarne l’une des figures emblématiques de ces oligarques qui ont bâti leurs empires sur les ruines du système soviétique au début des années 1990.
Monaco, l’aimant fiscal des grandes fortunes mondiales
Son appétit pour l’immobilier de prestige ne date pas d’hier. L’oligarque s’était déjà fait remarquer en rachetant la Villa Les Cèdres à Saint‑Jean‑Cap‑Ferrat, sur la Côte d’Azur, pour environ 200 millions d’euros.
Face aux critiques suscitées par l’achat monégasque, sa holding System Capital Management (SCM) a présenté l’opération comme un « simple investissement », tout en rappelant que son propriétaire a versé 100 millions d’euros à l’effort de guerre ukrainien depuis le début de l’invasion russe.
Pour des fortunes comme la sienne, Monaco offre un environnement à la fois discret et très avantageux, notamment grâce à une fiscalité quasi inexistante. La combinaison d’une offre foncière extrêmement rare et de conditions fiscales attractives nourrit une pression haussière sur les prix que rien ne semble freiner.
Ainsi, sur les 64 ventes dans le neuf réalisées en 2025, le prix moyen a dépassé 40 millions d’euros, selon l’institut monégasque de statistiques cité par RTL.
