Présidence de la BCE : Christine Lagarde, le profil idéal ?  

 

Mardi, les chefs d’État et de gouvernement européens se sont mis d’accord sur les candidats pour les « tops jobs » de l’Union européenne. Parmi ces futurs présidents des instances européennes, figure Christine Lagarde qui prendra la tête de la BCE. La dirigeante française a une solide expérience dans le domaine économique, la politique et dans les activités de conseil.

Christine Lagarde, actuelle directrice générale du FMI, a été proposée comme présidente de la Banque centrale européenne (BCE). Avec la présidence de la Commission confiée à l’Allemande Ursula von der Leyen, ce poste est le plus important de l’Union européenne. Ces deux nominations permettent à l’Allemagne et la France de garder la main sur l’Europe, tout en imposant un «parfait équilibre entre les sexes», conformément au vœu d’Emmanuel Macron.

Pourquoi Christine Lagarde à ce poste stratégique ?

Pour le Conseil, Christine Lagarde a le profil idéal. D’abord, elle a une solide carrière d’économiste, en tant que patronne du Fonds monétaire international (FMI). Ensuite, elle a une expérience de la politique, comme ancienne ministre à Paris, sous les présidences de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Enfin, la dirigeante française a un vécu de l’entreprise, puisqu’elle a été la première femme à diriger un grand cabinet d’avocats basé à Chicago, il y a quinze ans. Christine Lagarde a donc presque revêtu toutes les casquettes, ce qui fait le charme de son profil. A ce titre, elle pourra mener à bien la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), considérée comme « le chef cuistot qui règle le feu sous les casseroles » de l’Europe.

La BCE, l’oracle de la finance

En effet, c’est cette institution qui fixe le niveau des taux d’intérêt et qui définit le niveau d’activité économique dans la zone euro. Constituée pour l’essentiel des gouverneurs des banques centrales nationales, la BCE a la charge d’impulser la politique économique du vieux continent en scrutant les économies nationales. Ainsi, ses avis et rapports sont interprétés comme un diagnostic et ses membres vus comme des oracles de la finance. Mais pour les investisseurs et analystes, il n’est pas toujours facile de comprendre le langage de la BCE.

Pour Christine Lagarde, la difficulté consistera surtout à trouver une politique de taux d’intérêt qui convienne à tous les pays, qu’ils soient de l’ouest ou de l’est, à petite économie ou à grande. Selon une métaphore très utilisée, le président de la BCE est comme ce couturier qui doit trouver un vêtement à taille unique pour les grands, les petits, les maigres et les gros.

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