Selena Gomez riposte aux accusations d’escroquerie
L’artiste américaine rejette les poursuites engagées contre elle par des associés de son entreprise de santé mentale.
« Les allégations selon lesquelles Selena Gomez aurait participé de quelque manière que ce soit à une prétendue fraude ou à un quelconque méfait sont totalement dénuées de fondement, tant sur le plan factuel que juridique. Nous nous défendrons vigoureusement contre ces fausses déclarations et déposons d’ailleurs une requête en annulation de ces réclamations injustifiées portées contre elle. »
C’est dans une mise au point au ton pour le moins ferme, transmise aux médias le 15 août 2026, que le conseil de Selena Gomez, Matthew S. Rosengart, a réagi aux attaques visant sa cliente et révélées au public deux jours plus tôt.
Dans une action intentée en justice, des partenaires d’affaires de la chanteuse l’accusent de malversation en lien avec Wondermind. Ce nom ne vous évoque peut-être rien, mais il s’agit du projet entrepreneurial de l’ancienne vedette de Les Sorciers de Waverly Place.
Plus d’un million de dollars volatilisés
Fondée en avril 2022 par Selena Gomez, sa mère Mandy Teefey et l’entrepreneuse Daniella Pierson, la société se présente comme le « premier écosystème de fitness mental au monde », avec pour mission de « déstigmatiser » les troubles psychologiques et de « démocratiser » l’accès aux soins.
Forte du nom et de la renommée de l’interprète — qui avait confié en 2020 souffrir de trouble bipolaire —, la jeune pousse a connu des débuts tonitruants, levant notamment 5 millions de dollars en série A auprès de bailleurs de fonds prestigieux, à l’instar du fonds de Serena Williams, de Lightspeed Ventures et du family office du milliardaire de l’immobilier Barry Sternlicht.
Mais derrière le glamour et les collaborations d’envergure dont Selena Gomez devait être la figure de proue, ce fut le vide absolu, à en croire les investisseurs à l’origine de la procédure. Ils soutiennent en particulier avoir injecté plus de 1,2 million de dollars dans la structure sans jamais constater le moindre impact sur l’activité de la firme.
Un fonctionnement interne décrit comme chaotique
« Les partenariats n’ont jamais existé. Les initiatives n’ont jamais vu le jour », soulignent les plaignants cités par CNN. Ils expliquent n’avoir compris que l’organisation sombrait que lorsque The Cut a dévoilé, l’an passé, une vaste enquête exposant ce que d’anciens collaborateurs de Wondermind décrivaient en coulisses.
Les témoignages rapportent ainsi que Mandy disparaissait fréquemment pendant des journées entières, voire des semaines consécutives, piquait des colères imprévisibles et traversait des phases où elle résidait quasiment dans les locaux, y demeurant parfois plusieurs jours d’affilée sans se laver ni changer de vêtements.
D’anciens salariés ont indiqué qu’ils passaient devant sa baie vitrée en pleines heures de bureau et la voyaient visionner Schitt’s Creek des heures durant, au milieu d’emballages de repas à emporter qui s’entassaient au point d’attirer des mouches, tandis qu’une pièce voisine se remplissait de dizaines de milliers de dollars d’articles de luxe.
Plusieurs membres de l’équipe ont également confié à The Cut soupçonner Mandy de s’être parfois présentée en état d’ivresse sur son lieu de travail, un employé affirmant même l’avoir vue inhaler ce qu’il présumait être de la Ritaline.
