Loi mobilités : Elisabeth Borne a lancé les débats à l’Assemblée nationale

 

La Ministre des Transports Elisabeth Borne a lancé ce mardi, à l’Assemblée nationale, les débats sur sa Loi d’orientation des mobilités (LOM), qui doit être examiné en commission jusqu’au 24 mai puis en séance du 3 au 14 juin 2019.

Mettre fin au sentiment d’injustice né de la France à deux vitesses

Ce mardi, la Ministre des Transports Elisabeth Borne a ouvert, à l’Assemblée nationale, les débats sur sa Loi d’orientation des mobilités (LOM), qu’elle présente comme l’« un des piliers de la réponse du gouvernement aux fractures qui minent le pays ». Dans un premier temps, elle a souligné « le sentiment d’injustice d’être dans un pays qui avance à deux vitesses » : il y a d’une part la France des TGV, et d’autre part, celle des autres réseaux dont l’état se dégrade de jour en jour. Pis, la métropole concentre tous les emplois « pendant que les Français sont rejetés toujours plus loin pour se loger ». Coup de grâce, « les trajets domicile-travail sont devenus une vraie galère ». Une situation qui déteint forcément sur le quotidien des Français et suscite malheureusement des colères. Dès lors, le mouvement des Gilets Jaunes ne serait que la conséquence de ce sentiment d’injustice généralisé.

Ce n’est pas l’affaire de l’Etat seul, ni de Paris

C’est pourquoi, selon la Ministre des Transports, « Ce projet de loi porte une priorité claire : s’occuper d’abord des transports du quotidien, en apportant des réponses à tous et partout ». S’il est indéniable que l’Etat doit impulser le changement, Elisabeth Borne estime que la solution ne viendra pas de lui seul. « Ce n’est pas l’Etat seul, et encore moins depuis Paris, qui sait le mieux quelles sont les réalités des besoins et comment y répondre », a-t-elle souligné devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, désormais chargée d’examiner le projet de loi après qu’il soit passé par le Sénat.

Le gouvernement veut profiter du passe à l’Assemblée pour renforcer la loi

A l’Assemblée nationale, le gouvernement voudrait retoucher son texte et ajouter quelques sujets supplémentaires dont le renforcement de la régulation de l’occupation de l’espace public par les offres en « free floating » (les trottinettes par exemple), le déploiement d’une billettique intermodale ou l’ouverture des données des opérateurs. Il voudrait également réintroduire la charte sociale pour les travailleurs des plateformes de VTC, supprimée au Sénat. Le gouvernement souhaiterait, en outre, faire passer le « forfait mobilité », une prime facultative, sans charges sociales et sans fiscalité de 400 euros par an maximum, à l’endroit des employeurs pour les trajets domicile-travail effectués à vélo ou en covoiturage.

 

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