Ces riches Français, amis du Luxembourg

Les plus grandes fortunes françaises trônent en tête du classement peu glorieux, mais bien avantageux des détenteurs de comptes au Luxembourg, connu pour ses largesses fiscales. Parmi ceux qui y placent leur argent, figurent : Bernard Arnault, la famille Guerrand-Hermès ou encore Jo-Wilfried Tsonga, entre autres.

On le sait, les riches aiment garder leur argent en lieu sûr et surtout si cela peut leur garantir quelques avantages fiscaux en retour. L’OpenLux, du nom d’une enquête réalisée par Le Monde en partenariat avec 16 autres médias du monde, nous en donne la preuve.

Les documents analysés par les journaux révèlent les dessous d’une pratique certes répandue, mais qui n’en demeure pas moins immorale, voire choquante. Car cela permet de payer moins d’impôts, tout en gagnant toujours plus d’argent. Les largesses fiscales du Luxembourg attireraient particulièrement les grandes fortunes françaises dont 37 sur 50 ont leurs comptes logés chez le Grand-Duché. L’étendue des données est telle que les actifs totalisés par les 15 000 Français épinglés représentent 4% du PIB national. On compte parmi ces personnalités françaises qui n’aiment manifestement pas voir leur fortune dégrossir, des célébrités telles que : les industriels Bernard Arnault et Guerrand-Hermès, le joueur de tennis Jo-Wilfried Tsonga, mais aussi de parfaits inconnus du grand public décidés à rester anonymes.

Le Luxembourg offre des avantages de premier choix à ceux qui y sont domiciliés afin d’échapper aux impôts et autres taxes dans leurs pays respectifs. À preuve, le Grand-Duché fourmille de holdings offshore, ces sociétés permettant à leurs détenteurs de profiter sans imposition des dividendes. L’OpenLux en a dénombré 140 000 au total, chiffre sans doute sous-estimé, tant les retombées de cette méthode d’optimisation fiscale sont alléchantes pour ceux qui s’y adonnent.

C’est quoi l’OpenLux ?

Se fondant des données mises en ligne par le Luxembourg lui-même, l’enquête OpenLuxe est le fruit d’une collaboration entre plusieurs médias internationaux. Il ne s’inscrit pas dans la lignée des précédentes enquêtes du même genre dont : Panama Papers, LuxLeaks, inspirées elles, de données fuitées. Mais il dévoile tout aussi bien les contours de la pratique d’évasion fiscale caractéristique encore de plusieurs pays de l’Europe, au mépris des législations de l’Union.

Le Luxembourg a d’ailleurs réagi à la révélation de ces informations, affirmant que le pays respecte toutes les directives de l’UE en matière fiscale. Une dénégation qui a de quoi susciter un brin de sourire quand on se rappelle que ce n’est pas la première fois que le Grand-Duché est mis à l’index sur cette question.

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