Prime à la conversion, électricité, gaz…les changements interviennent ce jeudi 1er août

 

Plusieurs mesures décidées par le gouvernement, il y a quelques semaines, seront mises en place ce jeudi 1er août pour l’ensemble des Français. Elles concernent la prime à la conversion, les tarifs de l’électricité, les prix du gaz et l’allocation notamment.

A partir du jeudi 1er août le gouvernement procédera à la mise en place de plusieurs mesures qui vont changer le quotidien des Français. Ce sont notamment un coup de rabot sur la prime à la conversion, une hausse des tarifs de l’électricité, une baisse des prix du gaz et le versement de l’allocation de rentrée scolaire.

La prime à la conversion

Victime de son succès, la prime à la conversion, offerte aux ménages les plus modestes pour le remplacement d’un véhicule polluant, sera revue à la baisse car elle fait peser une lourde charge sur les finances publiques. Initialement, le gouvernement avait prévu un budget de 596 millions, mais le dépôt de 220 000 dossiers à la fin juin porte le coût à 900 millions d’euros. Pour ramener le budget à un montant raisonnable et surtout supportable, l’Etat a décidé de renforcer les conditions d’attribution. Ainsi, la prime va concerner les véhicules dont les émissions sont inférieures à 117 g de CO2/km, contre 122 g jusqu’à présent. Sont exclus de facto tous les véhicules diesel d’occasion. Les véhicules qui roulent au superéthanol E85 d’origine vont, eux, bénéficier d’un abattement de 40 % sur leurs émissions de CO2. En revanche, les véhicules dont le coût d’acquisition est supérieur à 60 000 euros toutes taxes comprises (bonus écologique compris) ne seront plus éligibles à cette prime. Aussi, le gouvernement prendra dorénavant en compte la notion de revenu fiscal de référence avec un plafond de 13 489 euros et non plus le critère du caractère imposable ou non des ménages. En outre, les ménages disposant d’un revenu inférieur à 32 470 euros par an ne sont plus éligibles pour les véhicules achetés classés en Crit’air 2 et immatriculés avant le 1er septembre 2019. Sont concernés, les véhicules essence immatriculés entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010, et les véhicules diesel immatriculés à partir du 1er janvier 2011. Enfin le barème des primes a aussi été revu. Certaines primes de 1 000 euros passent à 2 500 euros, alors que celles à 2 000 euros tombent à 1 500 euros. Par ailleurs, la prime conversion doublée de 4 000 euros elle passera à 3000 euros.

Les tarifs de l’électricité

Les tarifs de l’électricité vont encore monter l’escalier, après avoir subi une hausse de 5,9 % en juin dernier. Ils vont augmenter en moyenne de 1,23 % pour les tarifs bleus résidentiels et 1,10 % pour les tarifs bleus professionnels. Des hausses qui pourraient encore faire du bruit.

Les prix du gaz

Le gouvernement va alléger un peu les prix du gaz. Ils vont connaître une baisse de 0,5 % au 1er août. Les tarifs réglementés du gaz concernent environ 4,5 millions de foyers abonnés à l’offre historique d’Engie (ex-GDF Suez), soit 39 % du marché. Dans le détail, la baisse au 1er août sera de 0,1 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,3 % pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 0,6 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Versement de l’allocation de rentrée scolaire (ARS)

Le versement de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) débutera le 20 août prochain. Trois millions de personnes devraient profiter de cette allocation à raison de 368,84 euros pour un enfant de 6 à 10 ans et 402,67 euros pour un enfant de 15 à 18 ans. Pour en bénéficier le montant des ressources annuelles doit s’établir à 24 697 euros (1 enfant à charge) à 30 396 euros (2 enfants à charge), 36 095 euros (3 enfants). Le plafond augmente ensuite de 5 699 euros par enfant. Par contre, pour un élève de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à entreprendre auprès des Caisses d’allocations familiales (CAF). Celles-ci se chargent automatiquement de verser l’ARS si les familles sont déjà allocataires et éligibles. Et pour les parents d’élèves entre 16 et 18 ans, « une simple déclaration sur l’honneur suffit ».

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