Bureaux : Après un boom, le coworking piétine mais Mark Dixon y croit toujours

 

Après des années de développement spectaculaire, le coworking est en train de piétiner depuis plusieurs mois. Le secteur n’est plus aussi rentable par le passé, même si ses acteurs jurent le contraire. Parmi ceux-ci, Mark Dixon, PDG et fondateur d’IWG, ex-Regus, l’un des pionniers des bureaux partagés dès les années 1990. Il croit encore que le coworking n’est pas une bulle et qu’il va devenir un vaste secteur.

Le coworking n’est pas une bulle

Les espaces de coworking se sont multipliés ces dernières années, faisait miroiter un avenir radieux à ses acteurs et aux investisseurs potentiels. Malheureusement, le secteur marque un pas depuis un moment. Il n’est plus tout aussi rentable et prometteur. Mais Mark Dixon, PDG et fondateur d’IWG, assure le contraire. Il croit encore que le coworking a de beaux jours devant lui. C’est pourquoi, il refuse d’employer le mot « bulle » pour parler des espaces partagés. « Le coworking. Selon lui « Aujourd’hui, c’est à la mode. À l’avenir, ça va devenir un vaste secteur ».

Le secteur n’est plus aussi attractif

Pourtant, depuis l’année 2018, les signaux envoyés par le marché des espaces partagés ne sont guère encourageants. De nombreux investisseurs hésitent à rentrer dans le secteur ou à le financer. Les start-up et autres entreprises exerçant dans le domaine ont donc plus de mal à lever des fonds. C’est le cas de WeWork, qui n’a pas réussi à faire un tour de table de 20 milliards d’euros auprès du géant japonais Softbank, malgré plus d’un milliard de dollars de revenus. En janvier, le chiffre était tombé à dix fois moins. Même l’IWG de Mark Dixon a essuyé de semblables revers en 2018. Il a été approché par de nombreux acquéreurs potentiels, mais ceux-ci ont été refroidis par l’instabilité du titre en Bourse et les discussions.

Le coworking vers la consolidation ?

Malgré cette mauvaise pente du secteur, Mark Dixon reste optimiste. Il explique ainsi le retrait des acquéreurs, l’année passée : « Ce n’est pas que nous voulions nous vendre, ce dont des gens qui voulaient nous acheter et comme nous sommes côtés, nous sommes obligés de discuter ». Puis d’éluder l’échec cuisant du concurrent WeWork : « Je ne connais pas les gens qui ont travaillé dessus ». Ce qu’il sait en revanche, c’est que son groupe est rentable depuis des années et il ambitionne se développe davantage.

Mark Dixon annonce que l’IWG prévoit à terme plus de 1.600 sites en France, y compris dans des villes de 3.000 habitants. Mais cela ne saurait se faire sans une importante levée de fonds. Une difficulté que le PDG minimise en affirmant que son groupe a des potentialités pour faire venir n’importe quel investisseur. Toutefois, il reconnait que le secteur va subir une restructuration du fait de son évolution. Plusieurs sociétés étant forcément vouées à disparaître au profit de la consolidation d’un petit nombre. « Certains vont connaître du succès, c’est certain, mais il y en aura très peu : on va finir par voir une consolidation », a prédit Mark Dixon.

 

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