Croissance au premier trimestre 2019 : La Banque de France abaisse sa prévision

La Banque de France abaisse, ce lundi 11 mars 2019, sa prévision de croissance au premier trimestre 2019. Elle l’a descendue à 0,3%, soit 0,1 points de moins que la précédente estimation, communiqué le 11 février 2019. Cette prévision est inférieure à celle donnée par l’Insee qui anticipe une croissance de 0,4% sur les trois premiers mois de l’année 2019.

Baisse de la croissance de 0,1 points

La Banque de France a dû revoir à la baisse sa prévision de croissance au premier trimestre 2019. Alors qu’elle avait tablé sur le chiffre de de 0,4% le 11 février dernier, la Banque de France donne ce lundi une prévision de croissance économique de l’ordre de 0,3%, soit 0,1 points de moins. Cette anticipation est également inférieure à celle de l’Insee, qui est de 0,4% pour la même période. La Banque de France donne ce pronostic dans un contexte de ralentissement, très marqué, de l’activité au niveau européen et international.

Une dégradation des perspectives malgré un bon mois de février

La Banque centrale relève que la dégradation des perspectives trimestrielles intervient malgré une progression de l’activité au cours du mois de février. Elle indique que la production industrielle a connu une hausse le mois dernier, contrairement à janvier. Les secteurs concernés sont ceux des produits informatiques, de la chimie et des machines et équipements. D’autres secteurs tels que le bâtiment et les services, portés par le transport et les activités du conseil, ont enregistré une progression dynamique et accéléré.

D’après la Banque de France, qui cite les chefs d’entreprise, « l’activité continuerait de croître au même rythme en mars », car les carnets de commande « se stabilisent ». Néanmoins, cette croissance de l’activité ce mois-ci se fera dans un contexte d’augmentation de prix.

L’économie française beaucoup plus résiliente

Pour la zone euro, la Banque centrale avait fortement abaissé sa prévision de croissance économique, jeudi dernier. Cette croissance en 2019, a été établie à 1,1% au lieu des 1,7% de la précédente estimation. Par conséquent, la Banque centrale devrait également assombrir la croissance en France, jusque-là anticipée à 1,5%. Mais cette révision devrait être limitée selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Il explique que la France « est moins exposée au commerce international que l’Allemagne (+0,7%) et l’Italie » (-0,2%) et « qu’il y a beaucoup de pouvoir d’achat aujourd’hui dans l’économie française. Cette résilience est observée alors que le mouvement des Gilets jaunes est omniprésent.

 

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