Beyoncé rejoint le club des milliardaires
La superstar américaine rejoint une liste très fermée des artistes dont le patrimoine se chiffre à dix chiffres, grâce à une stratégie d’indépendance et de contrôle total de sa carrière.
Pour Beyoncé Knowles-Carter, le succès ne se résume pas aux disques, il se mesure aussi à la solidité de ses finances. À 44 ans, celle que l’on surnomme « Queen B » est officiellement milliardaire, selon la dernière évaluation du magazine spécialisé Forbes.
La chanteuse texane rejoint ainsi son mari Jay-Z, mais aussi Taylor Swift, Bruce Springsteen et Rihanna dans ce panthéon exclusif des artistes ayant franchi le cap du milliard. Le socle de sa fortune demeure la scène, principale source de revenus des grandes figures de la musique contemporaine.
Dans un secteur où les tournées représentent souvent entre 75 % et 90 % des gains annuels, Beyoncé s’est imposée parmi les rares artistes capables de remplir des stades à guichets fermés, de Los Angeles à Londres en passant par Paris.
Son album country Cowboy Carter, sorti en 2024 dans un contexte de débat sur la légitimité des artistes noirs dans ce genre musical, s’est imposé comme un modèle de réussite et de revendication artistique.
Un modèle économique au cordeau
La tournée estivale qui a suivi, en 2025, a rapporté plus de 400 millions de dollars en ventes de billets, selon Forbes, auxquels se sont ajoutés plus de 50 millions en produits dérivés écoulés lors des concerts.
En combinant ces performances scéniques à ses revenus de catalogue et à divers partenariats commerciaux, le magazine estime que Beyoncé a engrangé 148 millions de dollars avant impôts sur la seule année 2025, faisant d’elle la troisième artiste la mieux rémunérée au monde.
Ce succès fait suite au triomphe du Renaissance World Tour en 2023, un show de trois heures qui avait généré près de 600 millions de dollars et consolidé sa place au sommet de la culture pop mondiale, aux côtés de Taylor Swift.
Une icône d’indépendance artistique
L’accession de Beyoncé au statut de milliardaire illustre une nouvelle ère dans l’industrie musicale, où les créateurs reprennent la main sur leur destin économique et artistique.
« Quand j’ai décidé de me gérer moi-même, il était important de ne pas rejoindre une grande société de management. Je voulais suivre les traces de Madonna, être une force de la nature, bâtir mon propre empire et montrer aux femmes qu’à un certain stade, elles n’ont plus besoin de partager leur succès », expliquait-elle en 2013.
Cette démarche d’autonomie, alliée à un talent hors norme et à une acuité entrepreneuriale affirmée — avec des investissements dans la marque capillaire Cécred, le whisky SirDavis et la ligne de vêtements Ivy Park —, a permis à l’artiste de convertir sa notoriété en un véritable empire économique générant des centaines de millions de dollars chaque année.
