Néobanques : Le marché français compte trois fois plus de clients qu’en 2017

 

D’après une étude réalisée par des partenaires de KPMG, le marché français des néobanques compte aujourd’hui trois fois plus de clients qu’en 2017. Cette forte croissance est attribuée aux nombreuses facilités qu’offrent ces banques mobiles par rapport aux banques en ligne et aux établissements traditionnels.

« Les néobanques ont parfaitement compris les nouveaux modes de consommation »

En 2019, le secteur des banques mobiles compte 2,6 millions de clients en France, soit trois fois plus qu’en 2017, constate le cabinet KPMG dans une étude réalisée par ses partenaires. Presqu’inexistantes il y a encore quelques années, les néobanques sont aujourd’hui au nombre de dix-huit (18) en France. Avant la fin 2019, six (6) nouveaux acteurs devraient faire leur entrée sur ce marché en forte croissance. Pour expliquer cette tendance, qui n’est pas propre à la France (en Europe les néobanques se développent se développent aussi rapidement), Stéphane Dehaies du réseau KPMG France met en avant la stratégie marketing de ces nouvelles structures bancaires. « En se focalisant sur des solutions centrées sur les services bancaires du quotidien et sur les paiements, les néobanques ont parfaitement compris comment s’adapter aux nouveaux modes de consommation. », souligne-t-elle.

Aussi, Il est très simple et rapide d’ouvrir un compte chez une néobanque car peu de documents sont demandés et des offres de bienvenues alléchantes sont proposées aux nouveaux clients pour les inciter à s’inscrire. C’est tout le contraire des banques traditionnelles et des banques en ligne, qui appartiennent forcément aux premières (BforBank est une filiale du Crédit Agricole).

Les néobanques ciblent des segments prioritaires

Les néobanques sont des établissements de paiement qui se concentrent sur un accès 100% mobile. Bien moins cher que les établissements traditionnels (qui coûtent annuellement 71 euros), mais un peu plus que les banques en ligne (7 euros), les néobanques (16 euros) proposent une stratégie « low-cost » attrayante. Les acteurs les plus populaires sont Orange Bank, C-Zam, N26 ou encore Monese.

L’étude menée par les partenaires de KPMG relève en outre que « Les néobanques parviennent à générer des économies qu’elles répercutent sur leurs tarifs. Plusieurs d’entre elles ont déjà annoncé être à l’équilibre financier. Contrairement aux banques traditionnelles qui cherchent à s’adresser à tous les segments de clientèle et ont des capacités financières plus importantes pour l’innovation, les néobanques n’hésitent pas à sélectionner des segments prioritaires. ». Pour preuve, la néobanque britannique Revolut, privilégie les millennials, ou les entrepreneurs comme « segment prioritaire ».

Tisser une véritable relation de confiance avec la clientèle

Le plus grand défi des banques mobiles reste la sécurité, le critère le plus déterminant dans le choix des clients. Dans le contexte actuel, où la protection des données est l’une des préoccupations majeures, les néobanques doivent donc continuer de travailler afin de trouver une véritable relation de confiance avec la cleintèle.

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