Groupe Sequana : Arjowiggins Papiers Couchés placée en liquidation judiciaire

Arjowiggins Papiers Couchés, filiale du groupe français Sequana, a été placée en liquidation judiciaire ce vendredi 29 mars par le tribunal de Commerce de Nanterre, en Hauts-de-Seine. Le site liquidé n’a pas réussi à réunir les financements nécessaires à la reprise de ses activités. A l’opposé, deux autres usines du même groupe ont pu être sauvées.

Ce vendredi 29 mars, Arjowiggins Papiers Couchés a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre faute d’avoir réuni les financements nécessaires à la reprise de ses activités. La nouvelle a été donnée par Me Thomas Hollande, avocat des représentants des salariés du site concerné. La société liquidée employait jusqu’alors 570 salariés dans son usine de production de papiers recyclés de Bessé-sur-Braye, en Sarthe.

Tout aura été tenté

Arjowiggins Papiers Couchés n’a pas pu être sauvé, malgré quelques tentatives. La première est venue du groupe suédois Lessebo qui avait émis l’intention de reprendre partiellement le site. Mais, il s’était ensuite ravisé après une audience au tribunal de commerce de Nanterre le 20 mars dernier. Il lui avait été demandé d’apporter des garanties sur son financement.

Ensuite, le directeur du site de Bessé-sur-Bray, Jean-Christophe Mailhan, a essayé de réactiver son projet de reprise. Il avait d’abord misé sur le maintien de 400 postes et un investissement de 40 millions d’euros. Mais il a été contraint de revoir ses ambitions à la baisse avec 200 salariés à maintenir et un financement de 25 millions d’euros. Malheureusement rien ne se fera. En revanche, deux autres sites du groupe Sequana ont été repris.

Deux autres usines de Sequana sauvées de la liquidation

En effet, le tribunal a validé le plan de reprise de la papeterie Arjowiggins Le Bourray et de l’usine Arjowiggins Greenfield.

Arjowiggins Le Bourray, située à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), est reprise en partie par la société CGMP, l’un de ses clients historiques. CGMP gardera 117 employés sur 250 pour un million d’euros d’investissement. Quant à la papeterie Arjowiggins Greenfield, installée à Château-Thierry, dans l’Aisne, elle revient à l’allemand Wepa. Celui-ci maintient les 75 salariés et met sur la table un montant de 16 millions d’euros. L’autrichien Mondi était sur ce coup également.

Bercy prend note et promet des mesures en faveur des employés

Après l’annonce de la liquidation d’Arjowiggins Papiers Couchés, Bercy a dit avoir pris note de la situation. Il a promis de mettre en place des mesures d’accompagnement et de reclassement des salariés. Ces employés bénéficieront notamment d’un contrat de sécurisation professionnelle et d’une allocation chômage qui s’élèvera à 75% du salaire brut pendant un an.

 

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