Pétrole : le baril grimpe à la veille d’une réunion de l’Opep+

 

Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet grimpe ce vendredi de 2,5% à 38,3 dollars sur le Nymex tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d’échéance août avance de 3% à 41,2 dollars à Londres.

Une prolongation de la baisse de la production ce samedi ?

Les cours du pétrole bondissent ce vendredi, les investisseurs étant optimistes à propos de la reprise de l’activité économique à travers le monde et sur la perspective d’un accord entre pays membres de l’OPEP+ sur une prolongation des réductions de la production à l’issue d’une réunion qui aura lieu samedi. A midi, le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet grimpait de 2,5% à 38,3 dollars sur le Nymex tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d’échéance août avançait de 3% à 41,2 dollars à Londres.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole se réunira par vidéoconférence samedi à 13 heures (heure de Londres), suivie d’une conférence avec ses alliés de l’OPEP+ deux heures plus tard. Après presque une semaine de querelles, les dirigeants des principaux membres de l’organisation auraient convenu de prolonger d’un mois l’accord de baisse de la production, soit jusqu’à la fin du mois de juillet, au lieu de l’assouplir début juillet, comme prévu précédemment. Cette prolongation du retrait du marché des 9,7 millions de barils par jour, décidé en avril, au-delà de juin, pourrait aller jusqu’à six mois pour les plus confiants.

Russie et Arabie Saoudite accordent leurs voix

« Même si les réductions de production sont prolongées, la question de la conformité (entre les engagements pris par les pays et leur mise en œuvre, NDLR) se pose toujours », analyse Fiona Cincotta de City Index. Le sujet du respect de leurs quotas de coupe par l’ensemble des pays signataires de l’accord demeure en effet au cœur des négociations entre les deux poids lourds, l’Arabie saoudite et la Russie. Longtemps opposées, les deux pays semblent désormais regarder dans la même direction. Ils sont même unis contre les membres de l’OPEP+ qui n’ont jamais réussi à assumer leur part du fardeau, Irak et Nigéria en tête.

« Nous sommes raisonnablement optimistes quant aux perspectives du pétrole pour le second semestre de l’année », affirme toutefois  Isabelle Mateos y Lago, directrice adjointe de l’équipe en charge des institutions souveraines chez BlackRock. « La demande devrait se redresser bien plus rapidement que l’offre », ajoute-t-elle.

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