Tesla : Elon Musk veut réduire la voilure

L’entrepreneur devrait prochainement se séparer de 10% du personnel de sa firme de véhicules électriques. La dernière illustration du contexte difficile dans laquelle se trouve ce champion de la croissance économique.

Chez Tesla, les jours se suivent et ne semblent augurer rien de bon pour les employés dans ce contexte inflationniste déjà très compliqué. On n’a pas fini d’épiloguer sur l’interdiction récente du télétravail au sein de l’entreprise que le patron envisage de réduire les effectifs. En témoigne une lettre adressée au cadre supérieur du constructeur de véhicule électrique par le PDG Elon Musk et dont s’est procurée la presse américaine, la semaine écoulée.

Elle indique notamment que 10% des effectifs employé hors de la construction de véhicules, de batteries électriques ou de panneaux solaires devrait être prochainement licencié en raison de la conjoncture économique difficile.

Les conséquences du Covid restent toujours prégnantes et la guerre russo-ukrainienne n’arrange pas les choses. À cela s’ajoute le manque de productivité causée chez Tesla par la fermeture de ses usines à Shanghai en Chine où l’épidémie contraint l’État à une approche particulièrement drastique.

Décision compréhensible ?

Cela fait environ 10 000 personnes susceptibles de se retrouver sur le carreau. De telles suppressions de postes ne sont pas nouvelles à Tesla, avec notamment 2007 et 2008 comme exemples récentes. Mais la tendance chez le pionnier des automobiles électriques ces dernières années est plutôt à l’inverse, fort de sa bonne santé financière et de ses expansions à travers le monde.

Autant de facteurs qui ont contribué à un recrutement de masse, avec un effectif passé de 48 000 en 2019 à plus de 99 000 l’année écoulée. De quoi faire dire à Seth Goldstein, analyste chez le gestionnaire d’actifs Morningstar dans les colonnes du New York Times (NYT) que la société a certainement pratiqué de la surembauche, principalement en 2021.

Contexte tendu

Une réduction d’effectifs serait donc logique quoique difficile pour les personnes affectées. Reste que la décision d’Elon Musk intervient dans un contexte tendu pour lui-même et sa société. Le style tête fêlée du grand patron qui a longtemps défini le succès de l’entreprise irrite de plus en plus en interne, à en croire le NYT. Sa toute-puissance n’est pas non plus du goût des investisseurs, selon la même source.

Sa détermination à s’emparer de Twitter est par ailleurs considérée comme une distraction par beaucoup. Toute chose qui empiète sur le cours boursier de la firme en baisse de 40% par rapport à fin 2021.

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