Les grandes villes sont grignottées par un pouvoir d’achat en baisse

Le pouvoir d’achat immobilier des ménages recule depuis un an dans les grandes métropoles françaises. Les taux, malgré leur niveau proche des plus bas historiques, ne parviennent pas à compenser la hausse prix. 

Il n’y a plus que des hausses

« En 6 mois, les taux ont baissé en moyenne de 19 centimes soit une diminution de 15 % du coût de l’argent pour les emprunteurs« , indique Cécile Roquelaure, directrice des études chez le courtier Empruntis. Alors que les taux ont baissé, les prix eux, ont en moyenne augmenté de 3,6 % sur une même période. Selon les données de MeilleursAgents.com, il y a une grande disparité entre les hausses de prix. En effet, seulement 2 % à Strasbourg contre 11,3 % à Bordeaux…

« Les écarts se creusent également entre les acquéreurs. Plus le profil est aisé, plus il profite de bonnes conditions. Le pouvoir d’achat varie fortement en fonction des revenus en raison de la capacité d’endettement mais aussi selon les critères des banques, puisque les revenus conditionnent le taux d’emprunt. Il peut y avoir jusqu’à 40 % d’écart sur le coût du crédit d’un profil très aisé et d’un autre peu aisé, selon les calculs d’Empruntis », explique les Echos patrimoine.

Souligner le risque de l’emprunteur

Les banques ont besoin de tracer le profil de l’emprunteur (risque) « et puis il ne faut pas oublier les revenus liés aux autres ventes et à la domiciliation. Les marges sur l’activité crédit se sont réduites, la domiciliation constitue un élément important de rentabilité financière », souligne Cécile Roquelaure.

Le seul facteur qui pourrait freiner la détérioration du pouvoir d’achat immobilier, serait une accalmie sur la hausse des prix. Du point de vue des taux, ils sont historiquement bas « et les perspectives ne peuvent pas être à nouveau baissières, en tout cas insuffisamment pour redonner du pouvoir d’achat. En effet, les marges des banques sur l’activité de crédit immobilier sont fortement entachées par les réglementations successives », explique Empruntis.

 

 

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